Actualités

Contenu

Prévention contre le moustique tigre

 

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est implanté et actif dans le département de l’Aveyron depuis l’été 2016. Il s’agit d’un moustique originaire d’Asie implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’océan Indien. En métropole, ce moustique s’est développé de manière continue depuis 2004. Il est désormais implanté dans 30 départements, dont 10 départements d’Occitanie.

Ce moustique peut, dans certaines conditions, transmettre la dengue, le chikungunya ou le zika.

Dès 2006, afin de prévenir et limiter la circulation de ces virus, le ministère de la santé a mis en place un dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine.

En Aveyron, ce dispositif est établi en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie et le Conseil départemental de l’Aveyron. Ce dispositif mis en place pour la première année en Aveyron, consiste notamment du 1er mai au 30 novembre en :

  • une surveillance des populations de moustiques dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Cette surveillance, assurée par le Conseil départemental de l’Aveyron, vise à détecter l’activité du moustique afin d’agir le plus précocement possible pour ralentir la progression de son implantation géographique. En complément de cette surveillance, en tant que particulier, si vous pensez avoir observé un moustique tigre, vous pouvez le signaler sur le site de signalement de la présence de moustique tigres http://www.signalement-moustique.fr/
  • Une surveillance des cas humains, mise en place par l’ARS Occitanie et s’appuyant sur le signalement sans délai des cas suspects importés et de tous les cas confirmés dans les zones où la présence du moustique est avérée. Elle permet la mise en place de mesures de démoustication au domicile et de protection individuelle autour de ces cas afin d’éviter la transmission de la maladie à d’autres personnes. De plus, les cas suspects importés peuvent si nécessaire conduire à la mise en œuvre de mesures de démoustication avant confirmation du diagnostic.
  • Une sensibilisation des voyageurs et personnes résidant dans les zones où le moustique est présent et actif.

En parallèle de ce dispositif, la mobilisation de tous est essentielle. Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques et aider à prévenir l’introduction de la dengue, du chikungunya et du zika dans le département.

En particulier, il est très important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, à l’intérieur et surtout autour de son domicile :

  • enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable,
  • changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine,
  • vérifier le bon écoulement des gouttières,
  • mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau…

Ces gestes sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques, sources de nuisances et de maladies.

Par ailleurs, les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya, de la dengue et du zika, comme actuellement dans les Antilles françaises et la Guyane doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles séjournent dans un département où le moustique est implanté (département en rouge sur la carte. L’objectif est de prévenir l’introduction et la transmission de ces maladies en métropole.)

Si vous ressentez les symptômes suivants sur place ou au retour de voyage :

  • fièvre brutale,
  • douleurs musculaires ou articulaires,
  • maux de tête, consultez rapidement un médecin en mentionnant votre séjour aux Antilles. Poursuivez les mesures de protection pour éviter de vous faire piquer, et ainsi empêcher la transmission de la maladie à votre entourage.