Respect des droits

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Les actions conduites

 

La lutte contre les violences faites aux femmes est devenue un objectif prioritaire pour les pouvoirs publics qui ont commencé à structurer et à mettre en place des dispositifs efficaces pour agir.

 En Aveyron, une commission départementale de lutte contre les violences faites aux femmes a été créée en 2002, sous l’autorité du Préfet. En 2005, Une plaquette « Stop Violence, Agir c’est le dire » a été éditée par la Préfecture. Ensuite, un protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences conjugales et les violences faites aux femmes, qui engage 43 partenaires départementaux, a été signé le 24 novembre 2006.

Depuis la signature de ce protocole, l’accent a été mis tout particulièrement sur la formation des personnels et le travail en partenariat avec les associations et l’ensemble des signataires.
De très nombreuses actions d’information et de formation ont ainsi eu lieu. Les Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du département (tous signataires du protocole) bénéficient de subventions du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance pour mettre en place des actions dans ce sens.

Les pouvoirs publics ont réalisé des avancées significatives dans le champ législatif. En savoir plus

D’autre part, le CIDFF de l’Aveyron est une association spécialisée, membre du réseau des CIDFF de France. Il renseigne et accompagne les femmes et les familles de manière gratuite et anonyme sur tout le département (Millau, Saint Affrique, Villefranche de Rouergue, Decazeville, Espalion, Bozouls et Onet le château).

Dans le champ de l’hébergement, en Aveyron, les femmes victimes de violences sont considérées comme public prioritaire par le Plan Départemental d’Aide au Logement des Personnes Défavorisées 2008-2013. Le numéro d’appel d’urgence 115 oriente les personnes vers les différentes structures d’hébergement du département. Des places spécifiques ont été réservées prioritairement pour l’accueil des femmes victimes de violences : quatre en 2007 et sept en 2008. Au début de l’année 2009, l’état a lancé une étude auprès des différentes structures d’hébergement du département afin de mieux définir les besoins de ce public en matière d’hébergement et d’accès au logement.
L’objectif général poursuivi par l’ensemble de ces démarches est de permettre une réflexion partenariale et territorialisée afin d’apporter des réponses spécifiques aux difficultés rencontrées par les femmes victimes de violences, notamment pour l’accès au logement ou à l’hébergement.
Ce dispositif vient en complément de l’accueil réalisé par le Conseil Général dans le cadre du Foyer de l’enfance.

En 2007 a été ouverte la plate forme téléphonique nationale du 39.19 qui reçoit de nombreux appels non seulement de victimes mais aussi de témoins. Les partenaires départementaux (CIDFF, Adavem, planning, mouvement jeunes femmes, mais aussi les structures d’accueil) sont référencés par le 39.19 et lorsque qu’une femme appelle depuis l’Aveyron, elle est écoutée, renseignée et orientée vers les services qui peuvent prendre le relais sur le département.

L’accueil des femmes victimes s’est considérablement amélioré dans les commissariats de police ou les gendarmeries où elles ont le courage d’aller porter plainte. Aussi, les données relatives aux faits de violences conjugales ont significativement augmenté, ces dernières années, y compris dans notre département. Les femmes ont commencé à "oser". Oser en parler, oser se reconnaître sans honte en tant que victimes, oser aller porter plainte, oser demander de l’aide.

Cependant, la lutte contre les violences faites aux femmes est un phénomène d’une telle ampleur qu’il reste de nombreux progrès à accomplir. C’est la raison pour laquelle a été élaboré au niveau national, un deuxième plan triennal 2008/2010, qui se fixe quatre axes de travail pour quatre priorités : mesurer, prévenir, coordonner, protéger :

  • Mesurer, car mieux circonvenir les violences suppose d’abord de mieux les connaître afin d’adapter les réponses à apporter à la réalité des faits, c’est pourquoi des statistiques départementales doivent être élaborées.
  • Prévenir, car c’est en s’attaquant aux racines de la violence que seront jugulées, année après année, les violences faites aux femmes, par la sensibilisation de la société et la prévention de la récidive. De nombreuses actions sont réalisées en Aveyron sur cet axe de la prévention des violences sexistes, de l’éducation au respect dès le plus jeunes âge, souvent accompagnées par le FIPD, en partenariat avec les CLSPD, les établissements scolaires et les associations du département.
  • Coordonner, car à la douleur des violences ne doivent pas s’additionner les difficultés psychologiques, matérielles et juridiques du parcours vers l’autonomie des femmes victimes.
  • Protéger, car la mission première des pouvoirs publics est d’assurer une prise en charge de ces femmes victimes et de leurs enfants. Dans chaque brigade de gendarmerie du département, un référent violences intra familiales est désigné .

Le gouvernement vient de lancer une nouvelle campagne de communication nationale qui s’inscrit dans un registre qui incite à l’action avec le slogan « Ne laissez pas la violences s’installer ; Réagissez ». Elle est déclinée en différents messages : à destination des victimes, des auteurs et des témoins de ces violences.