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80 km/h : la mesure entre en vigueur le 1er juillet

 

A partir du 1er juillet, le 80 km/h devient la vitesse du régime général. Elle s’applique à tous : camions, voitures, conducteurs novices.
Exception : les sections avec créneaux de dépassement sur routes à 3 ou 4 voies, sans terre-plein central, sont maintenues à 90 km/h.

 

 Le décret du 15 juin 2018 réduit la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h, conformément aux décisions du comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier 2018, sur les routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central.

Pourquoi sur les routes à double sens sans séparateur central ?

La mesure s’applique sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central les plus structurantes. C’est sur ces routes où l’accidentalité est la plus forte que les effets de la mesure seront les plus marqués.
Par route avec séparateur central, il faut entendre routes physiquement séparées par une ou deux glissières métalliques, en béton ou par un terre-plein qui peut accueillir de la verdure. Une ligne blanche, des zébras ne sont pas un séparateur central.
Certaines routes du réseau secondaire aujourd’hui limitées à 90 km/h resteront à cette vitesse, car elles sont configurées de telle sorte qu’elles permettent de sécuriser davantage les dépassements. Il s’agit des tronçons de route comportant au moins deux voies affectées (deux fois deux voies et trois voies à un même sens de circulation, et uniquement dans ce sens de circulation. Attention, si la voie opposée à cette double voie est unique, celle-ci aura, selon la nouvelle règle commune, une vitesse limitée à 80 km/heure).
Les voies concernées concentrent 55% de la mortalité routière sur le territoire français.

Toutefois, la vitesse sur les sections de routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation est relevée, sur ces seules voies, à 90 km/h.

La vitesse est la première cause des accidents mortels en France (31 %).

Le réseau routier sur lequel les accidents mortels sont les plus fréquents est celui des routes à double sens sans séparateur central (55% de la mortalité routière). Une réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central - limitée à 90 km/h - permettrait de sauver entre 300 et 400 vies par an. C’est mathématique : agir sur la vitesse permet de diminuer le nombre des accidents de la route et leur gravité. En roulant à 10 km/h de moins, en cas de danger, on peut éviter un choc à 50 km/h.

Est-ce que mes trajets vont être plus longs en roulant à 80 km/h ?
Est-ce que mes trajets vont être plus longs en roulant à 80 km/h ?

En roulant à 80 km/h plutôt qu’à 90 km/h, nous pourrions imaginer que notre temps de conduite sera considérablement rallongé. Or, on constate qu’il y a peu de différence dans le temps de trajet.

Signalisation et contrôle

Signaler

Au 1er juillet 2018 tous les panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes concernées par la mesure devront être soit déposés ou bâchés soit remplacés par un panneau « 80 ». Tous les panneaux « 90 » récupérés en bon état pourront être réutilisés sur les sections de route qui resteront limitées à 90 km/h le 1er juillet.

Au total, selon le recensement effectué à ce jour par les autorités détentrices du pouvoir de police de la circulation, 11 000 panneaux de signalisation seront modifiés sur tout le territoire.

Le coût du changement de tous ces panneaux de signalisation est toujours estimé entre 6 et 12 millions d’euros. Le coût d’un panneau n’est pas unique. Il varie en fonction de la quantité de panneaux commandés, de la taille du panneau, de sa classe de rétro réflexion. Comme annoncé, l’État remboursera aux collectivités les travaux entrepris.

Contrôler

Au 1er juillet 2018, tous les radars situés sur les routes concernées par le changement de vitesse seront paramétrés à la nouvelle vitesse limite autorisée. Leur mise à jour est effectuée à distance. Aucun nouveau radar n’accompagnera la mise en œuvre de la mesure.

Selon la décision du Premier ministre exprimée lors du Comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier dernier, le surplus possible des amendes perçues par l’État liées à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h, sera affecté à un fonds d’investissement pour la modernisation des structures sanitaires et médico-sociales spécialisées dans la prise en charge des accidentés de la route.

Pour plus d’informations : http://www.securite-routiere.gouv.f...